BERGER 2026
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Chaque année, plusieurs membres de notre club participent au Camp Berger. Si les geek sur les réseaux sociaux ont déjà vu passer des vidéos de quelques aventures vertacomicoriennes, il n’y a jamais eu de CR sur le blog Escandaou.
Avec le Berger 2026, on corrige la faute avec 3 équipes:
Les Bleus
Les Confirmés
Les Scientifiques
Descente du dimanche 26 juillet avec les Bleus
Emy, Loane, Nicolas et les Laurent² arrivons les uns après les autres au camp. Nicolas, déjà sur place, a réservé nos emplacements en marquant son territoire un peu partout.
A 18h, notre équipe est au complet. Une distribution par Nicolas de tee-shirts identiques est faite afin de nous démarquer, et nous pouvons aller au briefing de Rémy et Lila. Nous sommes nerveux – non pas en raison de nos tee-shirts floqués à la bière artisanale ciotadenne mais à cause des orages qui approchent et qui risquent d’empêcher notre descente le lendemain.
En cours de route, Jade est arrivée et nous ignore totalement. Bravo ! Plus tard, arrivera Camille et le lendemain Rémi. L’Escandaou renforce ses troupes sur le Berger.
Après le briefing, nous sommes rassurés. Rémy et Lila préconisent un départ tardif afin que les eaux de ruissellement orageuses s’évacuent. Bien entendu, nous écoutons respectueusement leurs consignes.
Après une belle nuit d’orages, nous prenons la direction de la Molière, point de départ de notre marche d’approche vers le mythique Berger. L’humeur est bon enfant et nous allons bon train. Malheureusement, … plic ploc, il se met à pleuvoir au moment où nous doutons du chemin à prendre à une bifurcation. Nous trouvons le bon sentier et c’est sous une belle averse que nous découvrons l’entrée du Berger.
Fins prêts, il n’y a plus qu’à….
La descente se fait tranquillement. On s’émerveille devant les beaux puits, on s’émerveille un peu moins dans les méandres et nous débouchons dans la grande galerie à -250. Magnifique.
Photos par ci, photos par là, on poursuit notre parcours et laissons derrière nous le lac Cadoux – complètement sec, la salle Bourgin, le Grand Eboulis et arrivons à la salle du Camp et à la sublime Salle des Treize à -500.
Nous avons mis 3h30 pour descendre…. Loane nous avait prévenus que nous étions lents ! Un mois après, j’en entend encore parler à la maison ! Sachant qu’en moyenne, il faut le double du temps pour remonter que la descente, nous renonçons à aller plus loin cette fois. C’était notre première au Berger et nous l’avons pris trop cool. L’année prochaine, on sera au top et on ira au fond avec un entraînement adéquat tout au long de l’année.
Une belle première découverte, avec juste 2 groupes ce jour-là dans le Berger. Le gouffre presque rien qu’à nous.
Il est 18h50 lorsque nous ressortons sous un beau soleil. Presque 5h30 pour ressortir.
Retour éreintant vers le parking (faire attention aux arbres qui traversent le sentier : certains sont agressifs et n’hésitent pas à bousculer les spéléos en train de consulter leur montre).
Retour pile-poil à l’heure pour dévorer les succulentes dernières lasagnes concoctées par le staff du camp.
Tout notre groupe dormira d’un sommeil réparateur, à moins qu’un matelas crevé ne vienne perturber la nuit réparatrice…
Le lendemain, nous disons au revoir à Nicolas et suivons Loane qui a organisé – avec Maxime du 69 -un petit décrassage dans le canyon de Furon Bas pour initier Emy et Laurent R.
Et nous profitons d’être toujours sur le Vercors pour faire Gournier le surlendemain avec Loane, Maxime et les Laurent²… et comme le monde est petit, nous y croiserons Franck P et Laure M du 83.
Descente du mercredi 29 juillet avec les Confirmés
6h30, l’équipe se réveille composé de Erik, Jade, Pierre et Rémy, on jette nos affaires préparées la veille dans le camion de Rémi. Pendant notre trajet de 40 minutes pour rejoindre le parking de la Moliere nous observons la fine couche de brume qui recouvre le val d’Autran se dissiper a l’arrivée des rayons du soleil. Une fois au parking, on attaque la randonnée. Une moitié du groupe est encore un peu endormi, mais pierre est en pleine forme et fait sans cesse des cabrioles en criant « Parcours ! »; à croire qu’il a bu quatre cafés.
Sur le chemin, on croise des groupes qui sortent à peine du berger. Il est 8h30. Ils ont des têtes un peu cadavériques en même temps Ils ont sûrement passé 24 heures sous terre... Ça peut se comprendre. 9h, nous avons fini de nous changer à l’entrée du gouffre. On note le départ de notre groupe dans le cahier d’émargement. Et Feu !
On enchaîne les premiers puits et on commence à serpenter dans les premiers méandres. Rémi est gonflé à bloc. Il est devant et avance avec un rythme soutenu. Jade qui redoutait un peu les méandres les passent finalement sans trop d’hésitation ! On croise à nouveau un groupe qui rentre de leur expédition, le croisement dans le méandre fut un peu acrobatique, qui passe au-dessus, qui passe au-dessous ?
On arrive au puits Aldo a -204m, tel de petits écureuils nous déposons quelques ravitaillements et bouteilles d’eau en haut du puits en prévision du retour !
Descente de ce dernier puits de 42 m et nous arrivons enfin dans la grande galerie. Rémi qui prend grand plaisir à découvrir ces grands volumes ! C’est son premier Berger. Même si les autres étaient déjà venus l’année dernière cela reste toujours impressionnant d’arriver dans cette galerie !
Une longue marche dans la galerie s’entame alternant entre rivière, éboulis, rivière, chaos de pierre.
Il est 12h30. Nous arrivons au grand balcon vers les -600m. C’est le moment de faire le ravitaillement d’eau et remplissons nos gourdes filtrantes.
À partir de ce point, tout est nouveau pour les 4 membres du groupe. Nous passons le « vestiaire » où un avertissement indique que la suite sera la partie la plus engagée du gouffre !
Et en effet la suite sera plus intimiste dans la rivière souterraine, composée de multiples vires, parfois longues et physiques. La fatigue commence à se faire sentir mais il faut continuer pour ne pas laisser le froid nous surprendre.
Après plusieurs descentes de cascades dont une où la tête de puits nécessitait de marcher en équilibre sur un tuyau rouillé bien flippant qui bouge (longé ! ;)), Nous passons la barre des 900 m après 6h30 de descente, il est 15h30 et descendons la grande cascade. Le brouhaha de l’eau qui tombe dans ce volume qui résonne est assourdissant. Nous marquons une pause avec une boisson chaude pour faire le point sur l’énergie de chacun et le temps restant avant d’entamer la remontée.
Il est décidé de séparer le groupe en deux Jade et Rémi commence à remonter doucement pendant qu’Erik et Pierre font un rapide aller-retour pour descendre le dernier puits de l’Ouragan. La décision était importante car ce puits fait 44m. Et cette simple remontée supplémentaire peut réellement nous mettre dans le mal pour faire les 1000 m vers le haut !
Il est 17h. Pierre et Erik ont passé les -1050 m et décident de faire demi-tour pour rejoindre Jade et Rémi sans traîner. Le groupe se reforme vite vers 17h30.
La remontée est longue et les puits nous font monter la température corporelle mais notre baisse de rythme sur la marche retour nous fait sentir que le froid n’est pas loin. Il ne faut pas s’arrêter. Quelques nausées de fatigue et de douleurs en dos se feront sentir pour Jade. Nous décidons de faire une pause au camp de -500m.
Après 30 minutes à se réchauffer sous les couvertures de survie et à boire une petite eau chaude, la volonté de vouloir rejoindre nos vrais lits au camping nous pousse à continuer. On quitte la grande galerie la remontée des multiples puits est fastidieuse et semble sans fin. La dure punition du méandre passe finalement bien pour tout le groupe, même ceux qui le redoutait. Il est 2h18 et la végétation en haut du dernier puits apparaît.
Nous aurons passé 17h20 sous terre, le défi est accompli mais il reste la randonnée retour de nuit. Nous avons mis 40 minutes à l’aller pour la marche d’approche. Nous mettrons 1h30 retour.
À 4h du matin, nous quittons enfin le parking pour rejoindre le camping. Les plus pressés iront se coucher immédiatement. Les plus courageux iront prendre une douche tiède avant d’aller se coucher et attendre patiemment les courbatures du lendemain.
Enfin bref, tout ça pour dire :
Descente du jeudi 6 août avec les Scientifiques
Traçage au fond du Gouffre Berger
Cette année c’est décidé, nous allons au fond du Berger ! Mais il nous faut un objectif et il sera scientifique qui s’inscrit dans le cadre du projet OFSEC (Observatoire Français de Surveillance des Eaux de Crues) de la Commission scientifique consistant à instrumenter des grottes, des canyons et des siphons pour sécuriser la pratique.
Après avoir instrumenté les Cuves de Sassenage pour la mesure des niveaux d’eau avec l’aide de spéléos locaux, l’équipe OFSEC avec le CDS 38 y a installé deux fluorimètres fin juillet pour pouvoir mesurer le passage du traceur.
Nous partons donc – Nathan, Marianna, Christophe, Zap et moi – ce jeudi 6 août en direction du Berger.
Départ du parking de la Molière à 7h. Après une petite heure de marche à la fraîche, nous entrons dans le gouffre à 8h15.
Les puits s’enchaînent, nous laissons une bouteille d’eau (avec nos noms dessus !) et deux petits coca en bas de la première tirée de puits à -250 m après 1h de progression pour se réhydrater et reprendre des forces pour la remontée finale.
Nous descendons dans la galerie principale à un bon rythme. Il fait chaud, la cavité est bien sèche. Les gours et lacs sont vides. Mais ça reste beau et immense !
On enchaîne ensuite avec le Grand Éboulis et la salle des Treize, le cheminement dans les blocs est bien marqué. Arrivés au lieu-dit du « vagin », lieu de ravitaillement en eau, nous commençons à sentir l’humidité de la zone plus active. Après environ 2h de progression nous sommes au vestiaire à -640.
C’est maintenant que les bras vont travailler un peu après la marche dans les grandes galeries. Les vires des Coufinades sont bien équipées pour éviter l’eau (même si avec la chaleur ambiante on irait bien s’y tremper un peu, ça sera pour la remontée !) mais ça tracte dans les biceps !
On enchaîne avec le réseau des Cascades puis encore de la marche au sec dans le Grand Canyon. En bas, il nous reste encore 180 m de dénivelé pour arriver à l’objectif !
À 13h nous sommes à -1075 m dans la salle de l’affluent de - 1000 !
Affluent -1000 et la rivière avant injection
Et le travaille commence ! Zap installe une première sonde de pression-température au début du lac qui précède le siphon 1. Puis Marianna et moi, l’équipe de mélangeuse de l’extrême, nous réalisons l’injection.
Pose de la sonde dans la rivière
Chacune avec un bidon de 5 L rempli de 500 g de poudre de fluorescéine. Et que ça rempli, ça secoue pour bien mélanger puis ça verse. Et ça rince, ça rempli, ça secoue, ça injecte etc. Jusqu’à ce qu’il n’y ai plus une seule goutte d’eau vert fluo. Pour rappel, la fluorescéine est un traceur inoffensif pour l’homme et pour l’environnement !
Injection dans la rivière et rangement
En moins de 30 minutes c’est fait et nous remontons à l’affluent de - 1000 m pour poser une seconde sonde de pression-température pour la mesure de la pression atmosphérique.
Pose sonde à l'air libre - Affluent des -1000
Après les 5h de descente et la demi-heure de science, nous attaquons la remontée. Une pause au sec un peu avant le camp des étrangers pour manger un bout et c’est parti ! Le rythme est régulier, à la sortie des Coufinades nous remplissons les bouteilles d’eau au vagin comme prévu !
Un second repas est pris au camp à -500 m puis nous filons vers le bas du puits Aldo à -250 m, heureux de retrouver notre shoot de sucre... qui a disparu ! Des enc.... Nous ont siphonné les 2 cannettes, la bouteille d’eau elle est intacte ! On s’en souviendra ! Heureusement que Christophe en avait stockées un autre ailleurs, on aura le droit à une gorgée pour casser la frustration du goût tant attendu !
A 23h30, tout le monde est dehors après 15h de progression ! La mission a été accomplie avec brio, encore une heure de marche retour et 45 minutes de voiture et il ne nous restera plus qu’à retourner au camping pour une bonne douche et un gros dodo ! Soit une belle journée de 20 h !
TPST = 15h
C’est qui qui va aller récupérer les sondes l’année prochaine ??
A l’année prochaine pour le BERGER 2027.
Avec toujours une super organisation et une équipe de bénévoles au top !


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