Bouchon idiot au Cercueil
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Dimanche 8 février, la météo s'améliore par rapport aux prévisions annoncées, et nous laisse l'espoir d'entrer sous terre, entièrement secs. Avec Emy, Loane et Erik, on fait une expédition au Cercueil en groupe minimaliste car la cavité est intimiste (rastègue comme dirait Charlie), donc sévère.
Arrivés sur Siou Blanc, on commence à se changer. Bingo! Il se met à pleuvoir, et je fonce équiper. Tous les autres suivent en découvrant dès les premiers mètres ce que va être le Cercueil.
On comprend immédiatement d'où vient le nom. Pour être étroit, c'est étroit ! Et les étroitures sont sévères mais passent bien à la descente.
Météo et ambiance dans un Cercueil
On arrive en bas, on visite la galerie amont, on mange et on visite le reste de la galerie aval. Sublime ! Richement concrétionnée, on a tous les gours remplis d'eau.
Erik sort son matos photo.
Au total, on restera près de 2h dans la galerie avant d'entamer la remontée.
Galerie amont et miam-miam
Début de la partie aval
Final aval et séances photos
Descendre était facile. Remonter, est une tout autre histoire...
Erik remonte en tête, légèrement anxieux d'être le premier en pensant aux étroitures. Il est suivi de Loane puis Emy. J'attends patiemment pour déséquiper.
Les têtes de puits sont étroites, et pas faciles à négocier. Emy est la première en difficulté dans la pire étroiture du trou, celle en haut du P9. Loane l'aide à s'extirper de ce passage.
l'enfer du Cercueil ( Laurent P / @where_is_ewik )
A mon tour d'attaquer cette étroiture délicate. A la descente, j'avais bien analysé comment passer et comment se positionner à la remontée. La première fois que j'ai fait le Cercueil, je l'avais passé sans grande difficulté.
Cette fois, en bon idiot du Cercueil, je fais l'inverse de ce que j'avais prévu, et fait désormais office de bouchon.
Impossible de monter et de me décaler. Mon thorax bloque. Impossible de descendre. Je suis en fâcheuse posture !
Après de longues minutes à essayer de me dégager, je commence à réaliser que je vais rester suspendu pendant de longues heures dans mon piège en attendant les bénévoles du Spéléo Secours du Var…
Mais c'était sans compter sur mon petit groupe qui a participé aux exercices EVAC du Spéléo Secours Français du 13, notre SSF13.
Emy et Loane appliquent les techniques apprises. Dans ma position, impossible de voir ce qu'elles font mais je leur fait confiance. En renfort dans le puits au-dessus, Erik s'apprête à redescendre lorsque les filles parviennent à me dégager de mon piège sordide.
Après avoir remercié mes secouristes, on reprend notre ascension vers la sortie. Et dans le puits d'entrée, c'est au tour de Loane d'être en difficulté : les 2 kits qu'elle remonte se coincent. Impossible de bouger. Emy l'aide à son tour à se décoincer.
Jusqu'au bout, la remontée vers la sortie du Cercueil aura été un enfer humide. Et pour couronner le tout, dehors il pleut encore !
Mais se fourrer dans une telle galère valait le coup pour les merveilles qu'elle renferme à -150 !
Pour la leçon à retenir, c'est qu'un incident est vite arrivé...
Il faut penser que les techniques enseignées aux formations EVAC du SSF13 ne servent pas seulement aux secours réels ou aux barnums.
Elles peuvent servir également dans n'importe quelle sortie quotidienne.
J'invite tout le monde à participer aux formations EVAC du SSF13 (la prochaine sera le dernier week-end de mars)… et je les invite aussi à investir dans un très joli petit objet : la poulie bloqueur "micro traxion".
La seule chose que le SSF13 n'enseigne pas, c'est l'humilité...
Ça, on l'apprend en devenant bouchon d'étroiture.
Merci à mes secouristes et mon super groupe ! Merci ensuite à Danielle, Jean-Marc, Odile et Benoît pour le coup de main mardi soir pour lover et ranger les cordes.
Et enfin, merci au SSF13 !


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