Canyon à l'Escandaoù, Le Raton et Riolan
-
Participants : Odile, Sidonie, Julie, Sébastien, Sandrine, Jean-Marc et deux amis du 06 Jacques et Pierrick
Nous arrivons vendredi 26 juin au soir au camping d'Entrevaux, un orage titanesque de 45' avec de la grêle vient de sévir. Tas de boue sur les routes, gravât, terrains inondés et les campeurs apeurés. Nous échangeons avec Claire la gérante du camp que nous connaissons bien puisque nous étions là il y a un mois pour la semaine du stage national initiateur canyon et le week-end mixité. Claire nous dit d'être extrêmement prudent car cet orage n'avait pas été annoncé sur les différents canaux d'information.
En passant en amont à Annot la Vaïre était calme mais plus loin le Coulomp rivière issue de la résurgence du réseau de la grotte des Chamois est énorme. Arrivée à la confluence avec le Var à la sortie des gorges de Daluis c'est une crue noire comme du cirage. Tous ces éléments ne nous rassurent pas pour le lendemain.
Samedi matin nous nous levons à 6h15 pour entrer tôt dans le Raton. Ce canyon se développe dans une roche appelée "Pélite rouge".
La Pélite rouge du Raton est une roche sédimentaire qui a été formée par la diagenèse de boues accumulées au fond des océans. Elle est souvent associée à des conditions géologiques spécifiques, comme celles du Dôme de Barrot dans les Alpes-Maritimes, où des découvertes paléontologiques ont révélé des fossiles d'insectes, comme une aile d'insecte fossile d'une sauterelle Tettigonidée, famille encore actuelle et bien fournie. Ces fossiles sont cruciaux pour comprendre les paléoenvironnements de la fin du Paléozoïque et pour établir l'origine des sédiments rouges du Permien.
La couleur rouge de la Pélite est généralement attribuée à l'hématite, un oxyde de fer ferrique, qui se trouve dans le ciment soudeur des grains de quartz. Cette couleur rouge peut varier, mais elle est souvent liée à un climat chaud et humide qui a permis une intense altération des roches par l'eau, formant des dépôts d'oxydes et d'hydroxydes d'aluminium et de fer.
Les Pélites rouges sont des roches géologiques importantes, mais elles sont également un élément clé dans la compréhension des paléoenvironnements et des interactions biologiques de la fin du Paléozoïque.
Finalement la journée de Samedi est magnifique. Pas d'orange en vue. Le spectre de l'accident de 1995 ayant causé la mort de 3 adolescents dans une crue soudaine est toujours là. En effet le Raton se met en crue très rapidement.
Nous parcourons les 34 cascades et les 3,4 km de développement en 6h00, c'est correct pour un groupe de 8 canyonistes. La navette de 18km nous attend pour récupérer les véhicules à l'Illion.
Le dimanche nous irons nous rafraichir dans Riolan à coté de Sigale . Nous partons tôt pour être les premiers dans le canyon. A la sortie nous rencontrons des amis varois dont Laure et Franck.
Merci à notre compagnon l'Equipeur-descendeur SFD8 de nous avoir prêté main forte.


/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_8d8e7e_img-1581.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_71baee_img-1578.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_f6697f_img-1572.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_c7681f_img-1568.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_9c42c4_img-1594.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_e8cb4c_img-1582.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_8a189e_img-1590.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_189eab_1000046403.png)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_3d18ba_riolan-1.jpg)
/image%2F6105011%2F20260630%2Fob_ee3a7b_riolan2.jpg)